Légendes & Poèmes de toujours

Puissance et Modestie

le 30/11/2006 à 12h25
Il était une fois il y a bien longtemps quelque part en Asie, plus exactement dans une lointaine province Chinoise ….

Un cantonnier travaillant au bord d’une route, sous un soleil de plomb, fût rejoint par son jeune fils âgé d’une dizaine d’années qui lui apportait de l’eau…

Le fils regardait son père casser les cailloux de la montagne pour construire la route, son père lui demanda : «  Fils que voudrais tu être plus tard ? »

Au moment où le fils allait répondre, Un cavalier impérial passa à tout galop, en criant :

 » Place Place messager de l’empereur ».

Alors le fils regarda son père dans un nuage de poussière et dit :

« Moi je voudrai être messager de l’empereur » …

« Pourquoi dit le père ? »

Pour avoir le pouvoir répondit le fils…

Au loin ils virent le cavalier s’arrêter et retirer sa cape en raison de la chaleur…

Le cantonnier dit à son fils, «  le soleil n’a-t-il pas plus  de pouvoir puisqu’il chauffe au point que le cavalier ne peu résister et enlève sa cape … »

Le fils réfléchi et répondit à son père : » c’est vrai, le soleil brille de mille feu, il est le plus puissant, car même l’empereur ne peu résister à sa chaleur…Je serai donc soleil »

« Bien «, dit le père.

Après quelques minutes un nuage vint se mettre devant le soleil …le père avec un sourire regarda son fils et dit : » hé bien maintenant ou est la puissance du soleil puisqu’un simple nuage le dissimule ? »

« C’est vrai dit le fils le nuage plus blanc et pure voile le soleil… Je serai donc un Nuage plus tard… »

« Très bien «, dit le père qui se remettait au travail.

Puis le vent se mit à souffler si fort que le nuage vint s’écraser contre la montagne pour se transformer en pluie fine et rafraîchissante.

Le père et le fils se regardèrent, le fils dit aussitôt au son père : 

» Le vent n’est-il pas plus fort que le nuage père ? »

 « En effet, répondit celui –ci. »

« Alors je serai le vent le plus puissant que l’on aura jamais vu souffler ».

Le père le regarda, puis regarda le vent souffler contre la montagne, qui elle ne bougeait pas d’un iota.

Le fils compris de suite et dit à son Père tout fier.

«  Père j’ai compris, je serai la montagne plus tard, car ni le cavalier, ni le soleil, ni le nuage et encore moins le vent ne peuvent l’ébranler, je serai donc la toute puissante montagne la plus haute du monde » dit le fils très fier de son raisonnement.

Alors le père le regarda et en silence repris le travail en souriante…

On entendit que le « toc toc «  de son marteau sur les pierres au pied de la montagne …la montagne si puissante qui diminuait chaque jour un peu plus sous de petit coup de marteau donner par un simple cantonnier.

 

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